Kessel

Copie de Planneur Romantique #50

La possibilité d'un PPT : Richard Morgiève - La Mission

La possibilité d'un PPT
1 min ⋅ 23/09/2024

C’est quoi l’idée ?

Celui qui lit, aura vécu 5000 ans ; la lecture est une immortalité en sens inverse ; la littérature et la vie c’est pareil. Le métier de planneur stratégique en agence de publicité consiste à connaître les gens ; à vivre d’autres vies que la sienne.

Je suis payé pour vendre des idées, souvent celles des autres, la forme étant le fond qui remonte à la surface elles doivent être bien troussées et présentées non pas comme une découverte mais comme la redécouverte de celles d’illustres individus avant nous.

Rien n’est de moi dans les lignes précédentes, lire sert à ça, à copier et à coller.
Avant, il faut collecter et c’est ce que je fais, chaque lundi à 13h45 dans cette newsletter ; pour mieux les retrouver au besoin.


Père ManQ, raconte-nous une histoire.

Lire un Richard Morgiève, c’est un peu comme lire de la poésie qui ne serait pas chiante.
A peine refermé, on a déjà oublié le récit - dont on n’a même pas essayé de chercher le sens caché -; “la vérité” - mais on sait qu’on se souviendra longtemps de certaines phrases.



Citations et idées remarquables.

Je voulais y croire car, si on ne croyait pas à l'impossible, il ne risquait pas de se produire.

On devait oublier pour vivre. Sinon la peine nous entraînait au fond du trou. Peut-être que notre cerveau ne pouvait pas tout garder en mémoire, il se délestait pour pouvoir affronter le présent?

Comme souvent, je me projetais dans le futur pour échapper au présent, détourner mon angoisse. Vivre en fait était insupportable... Et on avait peur de la mort, on était abracadabrants.

Il m'arrivait de me demander si le présent et le hasard n'étaient pas confondus au point de n'être qu'un. Si bien qu'on contemplait le ciel sans savoir qu'on contemplait le hasard.

Je me suis retrouvé devant les Pecheurs sans avoir eu besoin d'un guide. Il n'y avait pas d'accent sur le «e». De sorte qu’on pouvait choisir la confession ou la sole au beurre

Le débarquement avait débouché les chiottes. Tout le monde allait marcher dedans.

— On a commencé par perdre la guerre, a continué Cathy, on finira par perdre la paix.

Ce n'était pas parce qu'il était vieux qu'il n'avait pas le droit à la peur. L'argent était partagé entre les riches et la peur par tous.

Un jour, les lumières s'éteindraient, cela en serait fini de notre ère, voire de notre espèce. La tragédie était en cours, l'homme était pris au piège de l'évolution.

D'ailleurs, à cet instant et face à cette splendeur morbide, je me sentais plus civilisé qu'homme.

Je comprenais les communistes et les croyants depuis longtemps et je croyais en moi comme jamais car je n'étais pas moi.

Ce qu'il m'avait confié était la somme de tout ce qu'on ne m'avait pas dit.

Il ne suffit pas de croire à ce qu'on voit pour avancer. Il faut croire à ce qu'on ne voit pas, n'entend pas, n'imagine pas... On peut appeler ça la foi, ou la poésie.

La possibilité d'un PPT

Par Emmanuel Quéré